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Date : du mardi 01 septembre 2026 au samedi 31 octobre 2026
Lieu : Côte-des-Neiges
Exposition gratuite – en extérieur – dans les rues commerçantes de la SDC Côte-des-Neiges – de septembre 2026 à octobre 2026.
Une exposition à l’occasion du 50e anniversaire de la FAECUM.
La Société de développement commercial (SDC) Côte-des-Neiges est heureuse de s’associer à la FAECUM afin de souligner son 50e anniversaire en présentant une exposition à ciel ouvert. À travers une sélection d’images d’archives, cette exposition met en lumière les moments marquants, les réalisations et l’évolution de la Fédération au cours des cinq dernières décennies.
Pour en savoir plus sur la FAECUM et les célébrations de son 50e anniversaire, vous pouvez également consulter leur site Web : ICI
Le fruit d’une collaboration entre la SDC Côte-des-Neiges et la FAÉCUM !
En parcourant cette exposition, vous découvrirez 50 ans d’histoire de la FAECUM, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal. À travers une sélection de photographies d’archives et de faits marquants, ce parcours retrace les grandes étapes de son évolution, les enjeux qu’elle a défendus et les réalisations qui ont marqué la communauté étudiante au fil des décennies.
Déployée sur 10 panneaux d’exposition, cette exposition vous invite à explorer une histoire qui s’est construite au cœur du campus et du quartier, où des générations d’étudiantes et d’étudiants se sont mobilisées pour améliorer leurs conditions d’études et contribuer à la vie universitaire.
Découvrez l’itinéraire suggéré ici :
Prenez le temps de découvrir chaque panneau : chacun met en lumière une période, un thème ou un moment important de ces 50 années d’engagement. Lisez-en plus ci-dessous !


Le congrès de fondation de la FAÉCUM a eu lieu le 31 octobre 1976 au local 3074 du HEC. Huit ans plus tôt, son ancêtre l’AGÉUM fut dissoute dans la foulée de la réception au Québec des événements de mai 68 en France, dont les idées libertaires ont suscité une certaine méfiance dans la gauche pour les grandes organisations centralisées. À l’automne 1976, le souvenir de la disparition de l’AGÉUM était encore bien présent dans la mémoire des congressistes, qui optèrent pour une structure fédérative plus décentralisée, dans laquelle les associations membres conservaient un important pouvoir sur les affaires de la Fédération. Bien qu’avec les années, la Fédération s’est progressivement développée par l’embauche de personnel, l’adoption de nombreuses politiques internes et l’élargissement de son offre de services, la préservation de l’autonomie de ses associations structure toujours ses relations avec ses membres


Depuis sa fondation, la FAÉCUM a développé un ensemble de services pour répondre aux besoins de ses membres.
Au tournant du millénaire, la Fédération met sur pied un réseau de comptoirs de services sur le campus, qui offrent un service d’impression, de prêt de matériel et des kiosques de livres usagés, notamment. À la même époque, elle inaugure la halte-garderie Le Baluchon, qui accueille encore aujourd’hui les enfants de la communauté étudiante.


À plusieurs moments de son histoire, la Fédération est parvenue à obtenir des gains majeurs pour sa communauté en imposant ses revendications dans l’espace public. Elle rédige des mémoires et participe fréquemment aux consultations organisées pour les projets de loi qui concernent sa communauté. Elle n’hésite pas non plus à recourir aux médias pour sensibiliser la population québécoise au point de vue étudiant.
En 1994, elle informe les médias de la rémunération indécente des cadres de la haute direction et du recteur en particulier, dont le salaire était alors supérieur à celui du premier ministre. Cette sortie publique suscita un important débat sur la gestion financière des universités. Il conduisit à l’adoption d’une loi qui encadre la rémunération des cadres supérieurs dans les universités.
Plus récemment, en 2023, la publication d’une lettre ouverte dénonçant une faille administrative qui limitait la gradation des sanctions infligées aux membres du personnel coupables d’infractions de nature sexuelle répétées a mené à l’adoption d’une loi qui colmate cette faille, rendant ainsi les milieux de travail plus sécuritaires partout au Québec.


Agnès Bila, première femme secrétaire générale de la FAÉCUM, exposition 40 femmes, 2016
Il a fallu du temps pour que les revendications féministes prennent leur place dans le mouvement étudiant à l’Université de Montréal. Des années 1980 aux années 2000, les exécutifs des associations étudiantes étaient encore composés très majoritairement d’hommes, hormis la présence de quelques pionnières, comme Agnès Bila, qui fut élue secrétaire générale de la Fédération dès 1979.
Durant cette période, le mouvement féministe s’organisait surtout à l’extérieur des associations, qui demeuraient souvent réfractaires aux revendications du mouvement féministe. Au tournant du millénaire, les femmes intègrent de plus en plus les associations étudiantes et la Fédération.
Celle-ci participe à la Marche des Femmes de l’an 2000 et adopte en 2016 un avis contenant une série de positions en faveur d’une plus grande place des femmes dans les milieux associatifs. En 2018, elle mène une campagne victorieuse contre l’administration de l’Université, à qui elle reproche la complaisance du comité disciplinaire chargé de traiter les plaintes relatives aux violences à caractère sexuel commises par des professeurs.
Aujourd’hui, alors que l’égalité n’est toujours pas atteinte, les revendications féministes demeurent au cœur des revendications portées par la Fédération.


Depuis ses origines, l’abordabilité des études universitaires a toujours été l’une des luttes centrales du mouvement étudiant québécois. La Fédération n’y fait pas exception. Tout au long de son histoire, elle s’est mobilisée à de multiples reprises contre les hausses de frais de scolarité décrétées tantôt par le gouvernement provincial, tantôt par l’Université elle-même. En 1987, elle occupait ainsi les bureaux du rectorat pour s’opposer à la décision d’augmenter unilatéralement les frais afférents.
Le 20 mars 1990, elle a fait les manchettes en occupant le parquet de la Bourse de Montréal pour protester contre le dégel des droits de scolarité. En 2012, elle a participé à un mouvement de grève d’une ampleur historique qui a conduit à l’annulation d’une augmentation annoncée de 82 % des droits de scolarité. La capacité du mouvement étudiant à se mobiliser pour une éducation accessible est l’une des raisons qui expliquent pourquoi le Québec demeure l’un des endroits où l’éducation postsecondaire est la plus abordable en Amérique du Nord.


Les réformes néolibérales des années 1990 et 2000 attaquent de plein fouet la communauté étudiante. Alors qu’elle assiste à un dégel de ses droits de scolarité au début des années 1990, ce sont des coupures de 103 millions de dollars au Programme d’aide financière aux études qui sont annoncées pour 2005 et une augmentation de 82 % des droits de scolarité en 2012. Pour défendre ses droits, la communauté étudiante de l’Université de Montréal se mobilise, fait la grève et prend la rue.
À la mi-mars 2005, 18 000 personnes étudiantes sont en grève à l’UdeM, alors qu’au Québec, 230 000 autres participent au mouvement. Elle multiplie également les coups d’éclat : elle bloque l’accès aux bureaux du ministère de l’Éducation à l’automne 2004 et, en février 2005, force les portes du château Montebello où se réunissait alors le Conseil des ministres. Le 22 mai 2012, elle arbore le même carré rouge et rejoint une marée humaine de plus de 250 000 personnes qui envahit les rues de la métropole. En parallèle à ces énormes mouvements de foule, la grève de 2012 donne lieu sur les campus à un réel foisonnement de groupes qui utilisent l’art pour afficher leur opposition au gouvernement.
Archicontre, au Département d’architecture de l’UdeM et l’École de la Montagne rouge, à la Faculté des arts de l’UQAM, animent ainsi les manifestations par des œuvres et des performances qui dénoncent les politiques du gouvernement. Les personnes étudiantes de littérature comparée illuminent quant à elles différents bâtiments montréalais avec des slogans. Par leur ampleur historique, les grèves étudiantes de 2005 et de 2012 auront contribué à la politisation de générations entières de personnes étudiantes.

1980 est une année animée sur le campus. En réaction à une augmentation de 56 % des loyers des résidences étudiantes, un groupe de locataires organise une occupation des bureaux de l’administration de la bâtisse. L’administration réprime fermement l’action, un mandat d’arrêt est demandé contre le leader du groupe, Guy Héroux, qui fera par la suite l’objet de poursuites.
Tout au long de l’automne, la Fédération organise des actions pour soutenir Héroux. Elle coordonne une occupation des bureaux de la haute administration, tient une ligne de piquetage devant la cour municipale et rassemble 5 000 personnes de 30 associations différentes lors d’une manifestation au parc Jeanne-Mance. La mobilisation étudiante porte fruit, Guy Héroux évitera finalement le pire. L’« affaire Héroux » confirme la capacité de la jeune fédération à défendre efficacement les droits de ses membres devant l’administration universitaire.


Depuis ses tout débuts, la FAÉCUM se joint à des associations nationales pour accroître la portée de ses revendications. Ces coalitions lui ont permis de faire entendre sa voix auprès du gouvernement afin de défendre des dossiers majeurs tels que l’abordabilité des droits de scolarité ou le financement de programmes de bourses, notamment. Plusieurs de ces associations se sont ainsi succédé depuis 1976. À partir de 1980, la FAÉCUM fut d’abord membre du Rassemblement des associations étudiantes universitaires (RAEU). Politiquement, le RAEU se caractérise par ses positions modérées et par la recherche de compromis avec les gouvernements du parti québécois, qui comptait plusieurs personnes exécutantes du RAEU parmi ses sympathisants.
C’est entre autres cette connivence entre le RAEU et le parti au pouvoir qui entraîna sa perte : ses membres votèrent sa dissolution en 1986. Trois ans plus tard, en 1989, la Fédération participa à la fondation de ce qui allait devenir la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Tout au long de l’existence de la FEUQ, la FAÉCUM fut en mesure d’exercer une grande influence sur ses orientations. En raison de la taille de son membrariat, elle put imposer ses priorités à l’association nationale, ce qui généra des tensions avec ses autres membres.
C’est à la suite de la grève de 2012, alors que les associations nationales traversaient une importante période de remise en question, que ces tensions éclatèrent; la FAÉCUM se désaffilie en 2015, ce qui entraîne par la suite la dissolution de la FEUQ. Un an plus tard, en 2016, la FAÉCUM participa à la fondation de l’Union étudiante du Québec, dont elle est toujours membre aujourd’hui, et qui fête en 2026 son dixième anniversaire.


Au milieu des années 2010, la santé psychologique prend de plus en plus de place à la FAÉCUM. L’enjeu devient une priorité de la Fédération. Dès 2015, elle innove en lançant le premier sondage d’envergure sur la santé psychologique de la communauté étudiante universitaire au Québec. Les résultats du sondage sont alarmants et dévoilent qu’une grande partie de la communauté étudiante compose avec d’importants problèmes de santé psychologique. Les résultats mènent à l’organisation en 2019 de Ça va aller, une campagne de prévention des problèmes de santé psychologique. Très rapidement, la campagne percole au niveau national, alors que l’Union étudiante du Québec, l’association nationale, mène à son tour une enquête panquébécoise pour mesurer la détresse psychologique des personnes étudiantes sur l’ensemble des campus. En 2021, alors que la pandémie de COVID-19 met à l’avant-scène les problèmes de santé mentale produits par l’isolement, les efforts déployés par la FAÉCUM et l’UEQ pour sensibiliser le public à cet enjeu amènent le gouvernement à agir. Il annonce un investissement de 10 M$ pour la mise sur pied du premier Plan d’action pour la santé mentale étudiante, qui finance des services d’aide psychologique à même les campus.


Plusieurs des événements qu’elle organise sont devenus des traditions. Des événements festifs d’envergure comme la Veillée (anciennement connue sous le nom de party 2 étages) et le Spectacle de la rentrée attirent également chaque année des milliers de personnes étudiantes au pavillon Jean-Brillant.
Des artistes de renom se succèdent sur la scène de la place publique. Ces dernières années, les membres ont ainsi pu danser sur la musique de Charlotte Cardin, Karim Ouellet et Les Louanges. Les traditionnels Pubs de la rentrée complètent cette programmation en offrant un espace convivial où les personnes étudiantes peuvent se rassembler, échanger dans une ambiance conviviale.
L’exposition FAÉCUM, 50 ans au cœur du campus est une initiative de la SDC Côte-des-Neiges et de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal.
Nous en profitons pour souligner l’appui de nos partenaires des expositions sur le territoire : l’Arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et les commerçants de la SDC Côte-des-Neiges.
Direction artistique : Félicia Balzano, directrice générale – SDC Côte-des-Neiges
Projet : Anthony Ryckman, Coordonnateur de projet : territoire et numérique – SDC Côte-des-Neiges
Communication et graphisme : Kévin Dupont, Chargé des communications – SDC Côte-des-Neiges
Contenu de l’exposition : Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM)
Veuillez noter que le contenu partagé dans le cadre de cette exposition ne représente en aucun cas une prise de position de la SDC